Si f’ est positive
La fonction f est croissante sur l'intervalle.
Méthode dérivation Terminale
Un tableau de variation ne se remplit pas au feeling. En Terminale, la méthode consiste à partir du domaine, calculer la dérivée, étudier le signe de la dérivée, puis traduire ce signe en variations de la fonction.
Cette fiche te donne une routine claire pour les études de fonction, avec l'exemple classique d'une fonction polynôme du second degré.
La méthode tableau de variation Terminale tient en cinq actions. Le plus important est de justifier chaque flèche par le signe de la dérivée.
Avant de dériver, écris clairement la fonction et son domaine de définition. Pour un polynôme, le domaine est souvent R. Pour un quotient, une racine ou un logarithme, il faut exclure les valeurs interdites.
Le domaine donne la première ligne du tableau. Il évite de placer des flèches sur des intervalles où la fonction n'existe pas.
Calcule f’(x) avec les formules du cours : somme, produit, quotient, composée, logarithme ou exponentielle selon la fonction.
Quand c'est possible, factorise la dérivée. Une forme factorisée rend l'étude du signe plus lisible et réduit les erreurs dans le tableau de signe.
Résous f’(x)=0, puis place les solutions dans l'ordre croissant. Ensuite, détermine si f’ est positive ou négative sur chaque intervalle.
La fonction f est croissante sur l'intervalle.
La fonction f est décroissante sur l'intervalle.
Le tableau doit faire apparaître les intervalles, le signe de la dérivée et les variations de la fonction. Les flèches ne sont pas une décoration : elles traduisent le signe de f’.
Termine par une phrase de conclusion : “la fonction est décroissante sur tel intervalle, croissante sur tel autre, et admet un minimum ou un maximum si c'est le cas.”
Quand la dérivée est factorisée, par exemple f’(x) = (x-1)(x+3), fais d'abord un tableau de signe. Chaque facteur donne une valeur où le signe peut changer.
Une fois le signe global de f’obtenu, tu passes au tableau de variation. C'est la différence essentielle entre tableau de signe et tableau de variation.
On applique la méthode sur une fonction simple pour voir le lien entre dérivée, signe et variations.
Soit f(x)=x²-4x+1 sur R.
f’(x)=2x-4.
f’(x)=0 pour x=2.
f’ est négative avant 2, puis positive après 2.
f(2)=2²-4×2+1=-3.
| x | −∞ | 2 | +∞ |
|---|---|---|---|
| signe de f’ | − | 0 | + |
| variations de f | décroît | minimum −3 | croît |
Donc f décroît sur ]−∞,2] puis croît sur [2,+∞[. La fonction admet un minimum en x=2, égal à −3.
Pour progresser, alterne un exercice court de dérivation, une fiche méthode et un exercice type bac guidé. Le tableau de variation devient plus naturel quand le signe de la dérivée est travaillé plusieurs fois.
La dérivée indique le sens de variation de la fonction. Si f’ est positive sur un intervalle, f est croissante ; si f’ est négative, f est décroissante.
On résout d'abord f’(x)=0, puis on étudie le signe de l'expression obtenue. Une dérivée factorisée se traite facteur par facteur dans un tableau de signe.
Pour une étude de fonction en Terminale, le tableau de variation se construit presque toujours à partir de f’. Si l'énoncé donne déjà le signe de la dérivée, il faut l'utiliser directement.
On place la ligne des x, le signe de f’, les valeurs importantes de f et les flèches de variation. Les valeurs critiques et les bornes du domaine doivent être visibles.
Le tableau de signe sert à connaître le signe d'une expression, ici f’. Le tableau de variation utilise ce signe pour décrire si la fonction f augmente ou diminue.
Commence par écrire le domaine, puis calcule f’. Ensuite seulement, cherche les valeurs où f’ s'annule et étudie son signe. Si cette étape bloque, reprends un exercice guidé de dérivation.