Fiche Première · programme 2026-2027 · impression propre

Formules à connaître en Première spécialité maths

Une fiche construite pour la Première : chaque formule est reliée à son usage, à un exemple et à l’erreur qui fait perdre le plus souvent le fil du raisonnement.

Le périmètre suit le programme officiel publié au BO du 2 avril 2026. Le logarithme et les formules trigonométriques d’addition, non exigés en Première, ne sont pas ajoutés.

SprintMaths · Programme 2026-2027

Formules à connaître en Première spécialité maths

Réponse rapide

Une formule utile est une formule choisie et justifiée

Avant de calculer, nomme les données, vérifie les conditions et annonce l’outil choisi. La fiche sert à retrouver un réflexe ; le quiz et les exercices servent ensuite à l’utiliser.

1. Calcul algébrique

Ces identités et règles soutiennent tous les chapitres. Les conditions de définition font partie de la formule.

Identités remarquables

(a + b)² = a² + 2ab + b²
(a − b)² = a² − 2ab + b²
(a − b)(a + b) = a² − b²
Quand l’utiliser ?
Développer vite, reconnaître un carré ou factoriser une différence de deux carrés.
Exemple
x² − 10x + 25 = (x − 5)².
Erreur fréquente
Oublier le terme double 2ab ou changer son signe dans (a − b)².

Puissances de même base

Pour a ≠ 0 et m,n ∈ ℤ :
aᵐ × aⁿ = aᵐ⁺ⁿ ; aᵐ / aⁿ = aᵐ⁻ⁿ
(aᵐ)ⁿ = aᵐⁿ
Quand l’utiliser ?
Réduire un produit, un quotient ou une puissance de puissance.
Exemple
x⁵/x² = x³ pour x ≠ 0.
Erreur fréquente
Additionner les exposants dans une somme : aᵐ + aⁿ ne se réduit pas ainsi.

Fractions

a/b + c/d = (ad + bc)/bd, avec b et d non nuls
(a/b)/(c/d) = ad/bc, avec b, c et d non nuls
Quand l’utiliser ?
Additionner des quotients ou diviser par une fraction, avec des dénominateurs non nuls.
Exemple
2/3 + 1/4 = (8 + 3)/12 = 11/12.
Erreur fréquente
Additionner directement les dénominateurs ou oublier qu’on multiplie par l’inverse.

Produit nul

AB = 0 ⇔ A = 0 ou B = 0
Quand l’utiliser ?
Résoudre une équation après factorisation.
Exemple
(2x − 3)(x + 5) = 0 donne x = 3/2 ou x = −5.
Erreur fréquente
Utiliser la règle sur une somme au lieu d’un produit.

Quotient nul

A/B = 0 ⇔ A = 0 et B ≠ 0
Quand l’utiliser ?
Résoudre une équation comportant un quotient.
Exemple
(x − 2)/(x + 1) = 0 donne x = 2, valeur autorisée.
Erreur fréquente
Annuler le dénominateur : une valeur interdite n’est jamais solution.

Signe d’un produit ou quotient

Facteurs non nuls et dénominateur non nul :
même signe → positif ; signes contraires → négatif
Si un facteur du produit est nul, le produit est nul.
Quand l’utiliser ?
Construire un tableau de signes facteur par facteur.
Exemple
Sur x > 2, (x − 2)/(x + 1) est positif.
Erreur fréquente
Oublier d’exclure les zéros des dénominateurs dans l’ensemble de définition.

2. Second degré

Le choix entre forme développée, canonique et factorisée dépend de ce que l’on cherche : coefficients, sommet, racines ou signe.

Forme développée

f(x) = ax² + bx + c, avec a ≠ 0
Quand l’utiliser ?
Identifier les coefficients a, b, c et calculer le discriminant.
Exemple
Pour 2x² − 3x − 2 : a = 2, b = −3, c = −2.
Erreur fréquente
Perdre le signe d’un coefficient lors de son identification.

Discriminant

Δ = b² − 4ac
Quand l’utiliser ?
Connaître le nombre de racines réelles et préparer leur calcul.
Exemple
Pour x² − 4x + 3, Δ = 16 − 12 = 4.
Erreur fréquente
Écrire −b² ou oublier les parenthèses lorsque b est négatif.

Racines selon Δ

Δ > 0 : x₁ = (−b − √Δ)/(2a), x₂ = (−b + √Δ)/(2a)
Δ = 0 : x₀ = −b/(2a)
Δ < 0 : aucune racine réelle
Quand l’utiliser ?
Résoudre ax² + bx + c = 0 dans les réels.
Exemple
x² − 4x + 3 = 0 donne x = 1 ou x = 3.
Erreur fréquente
Diviser seulement √Δ par 2a au lieu de tout le numérateur.

Forme factorisée

Δ > 0 : f(x) = a(x − x₁)(x − x₂)
Δ = 0 : f(x) = a(x − x₀)²
Quand l’utiliser ?
Résoudre une équation produit nul ou étudier rapidement le signe.
Exemple
x² − 4x + 3 = (x − 1)(x − 3).
Erreur fréquente
Écrire (x + x₁) au lieu de (x − x₁).

Somme et produit des racines

x₁ + x₂ = −b/a et x₁x₂ = c/a
Quand l’utiliser ?
Contrôler des racines ou les détecter mentalement lorsque le trinôme en admet deux.
Exemple
Pour x² − 5x + 6, les racines 2 et 3 ont somme 5 et produit 6.
Erreur fréquente
Oublier le signe moins dans la somme des racines.

Forme canonique

f(x) = a(x − α)² + β, α = −b/(2a), β = f(α)
Quand l’utiliser ?
Lire le sommet S(α ; β), l’extrémum et l’axe de symétrie x = α.
Exemple
x² − 6x + 5 = (x − 3)² − 4 : sommet (3 ; −4).
Erreur fréquente
Le programme demande surtout de la déterminer dans des cas simples : ne pas développer un calcul général inutilement.

Signe d’un trinôme

Avec deux racines : signe de a à l’extérieur, signe opposé entre les racines
Quand l’utiliser ?
Résoudre une inéquation du second degré après avoir ordonné les racines.
Exemple
Si a &gt; 0, f est négative entre x₁ et x₂ et positive à l’extérieur.
Erreur fréquente
Inverser la règle lorsque a est négatif ou inclure les racines dans une inégalité stricte.
Second degré — choisir la bonne forme
Ce que je connaisCe que je chercheOutil efficace
ax²+bx+cLes racinesΔ=b²−4ac, puis les formules de racines
a(x−α)²+βLe sommet ou l’extrémumLire S(α;β) et le signe de a
a(x−x₁)(x−x₂)Le signeOrdonner x₁, x₂ puis appliquer la règle du signe de a
Deux racines x₁ et x₂ et le coefficient aL’expressionÉcrire a(x−x₁)(x−x₂)

3. Suites numériques

Une suite décrit une évolution discrète. Commence par distinguer accroissement constant, taux constant, formule explicite et relation de récurrence.

Suite arithmétique — récurrence

uₙ₊₁ = uₙ + r
Quand l’utiliser ?
Modéliser une évolution à accroissement constant r.
Exemple
Un stock gagne 15 unités par mois : uₙ₊₁ = uₙ + 15.
Erreur fréquente
Confondre accroissement constant et taux constant.

Suite arithmétique — terme général

uₙ = uₚ + (n − p)r ; en particulier uₙ = u₀ + nr
Quand l’utiliser ?
Calculer directement un terme sans produire tous les précédents.
Exemple
u₀ = 4 et r = 3 donnent u₁₀ = 34.
Erreur fréquente
Compter n écarts entre u₁ et uₙ : il n’y en a que n − 1.

Somme arithmétique

somme = nombre de termes × (premier + dernier)/2
Quand l’utiliser ?
Additionner des termes consécutifs d’une suite arithmétique.
Exemple
u₀ + … + uₙ = (n + 1)(u₀ + uₙ)/2.
Erreur fréquente
Confondre dernier indice et nombre de termes.

Somme des entiers

1 + 2 + … + n = n(n + 1)/2
Quand l’utiliser ?
Calculer une somme arithmétique particulière ou démontrer une formule.
Exemple
1 + … + 10 = 10 × 11/2 = 55.
Erreur fréquente
Utiliser n(n − 1)/2, qui correspond à une autre convention de comptage.

Suite géométrique — récurrence

vₙ₊₁ = qvₙ
Quand l’utiliser ?
Modéliser une évolution à taux constant, avec q = 1 + t pour un taux décimal t.
Exemple
Une hausse de 3 % par période donne q = 1,03.
Erreur fréquente
Prendre q = 0,03 pour une hausse de 3 %.

Suite géométrique — terme général

vₙ = vₚqⁿ⁻ᵖ ; en particulier vₙ = v₀qⁿ
Quand l’utiliser ?
Calculer directement un terme d’une évolution multiplicative.
Exemple
v₀ = 200 et q = 0,9 donnent v₃ = 200 × 0,9³.
Erreur fréquente
Écrire v₀ × n × q au lieu d’une puissance de q.

Somme géométrique

1 + q + … + qⁿ = (1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q), si q ≠ 1
v₀ + … + vₙ = v₀(1 − qⁿ⁺¹)/(1 − q)
Quand l’utiliser ?
Additionner des termes géométriques consécutifs.
Exemple
1 + 2 + 4 + 8 = (1 − 2⁴)/(1 − 2) = 15.
Erreur fréquente
Mettre n au lieu de n + 1 dans l’exposant : de 0 à n, il y a n + 1 termes.

Sens de variation usuel

arithmétique : signe de r
géométrique positive : q > 1 croissante ; 0 < q < 1 décroissante
Quand l’utiliser ?
Justifier une évolution monotone lorsque les hypothèses de signe sont établies.
Exemple
12 × 0,8ⁿ est positive et strictement décroissante.
Erreur fréquente
Appliquer cette règle sans vérifier le signe du premier terme ou lorsque q est négatif.

4. Dérivation et variations

La dérivée relie un comportement local — pente de tangente — à un comportement global — sens de variation et optimisation.

Taux de variation

[f(b) − f(a)]/(b − a), avec a ≠ b
Quand l’utiliser ?
Calculer la pente d’une sécante ou une variation moyenne.
Exemple
Pour f(x)=x² entre 1 et 3 : (9−1)/(3−1)=4.
Erreur fréquente
Inverser un seul des deux écarts au numérateur ou au dénominateur.

Équation de la tangente

Si f est dérivable en a : y = f(a) + f′(a)(x − a)
Quand l’utiliser ?
Écrire la droite tangente à la courbe de f au point d’abscisse a.
Exemple
Pour f(x)=x² en a=2 : y=4+4(x−2)=4x−4.
Erreur fréquente
Utiliser f(a) comme pente au lieu de f′(a).

Approximation linéaire

Si f est dérivable en a : f(a + h) ≈ f(a) + f′(a)h lorsque h est proche de 0
Quand l’utiliser ?
Estimer localement une valeur à partir de la tangente.
Exemple
√4,04 ≈ 2 + (1/4)×0,04 = 2,01.
Erreur fréquente
Employer l’approximation pour une variation h trop grande sans contrôler la précision.

Dérivées des puissances

(xⁿ)′ = nxⁿ⁻¹
(x²)′=2x ; (x³)′=3x² ; (k)′=0
Quand l’utiliser ?
Dériver polynômes et puissances entières sur leur domaine.
Exemple
(3x³ − 2x + 1)′ = 9x² − 2.
Erreur fréquente
Conserver l’exposant n au lieu de le diminuer de 1.

Inverse et racine carrée

(1/x)′ = −1/x², x ≠ 0
(√x)′ = 1/(2√x), x > 0
Quand l’utiliser ?
Dériver les fonctions usuelles inverse et racine sur leur domaine de dérivabilité.
Exemple
Pour f(x)=√x, f′(4)=1/4.
Erreur fréquente
Dire que √x est dérivable en 0 : sa dérivée n’y existe pas.

Somme et multiple

(u + v)′ = u′ + v′ ; (ku)′ = ku′
Quand l’utiliser ?
Dériver terme à terme une somme de fonctions.
Exemple
(2x³ + x²)′ = 6x² + 2x.
Erreur fréquente
Multiplier les dérivées dans une somme.

Produit

(uv)′ = u′v + uv′
Quand l’utiliser ?
Dériver le produit de deux fonctions dérivables.
Exemple
[x²eˣ]′ = 2xeˣ + x²eˣ.
Erreur fréquente
Écrire seulement u′v′.

Inverse d’une fonction

(1/u)′ = −u′/u², lorsque u ≠ 0
Quand l’utiliser ?
Dériver l’inverse d’une fonction dérivable qui ne s’annule pas.
Exemple
[1/(2x+1)]′ = −2/(2x+1)².
Erreur fréquente
Oublier u′ au numérateur ou le signe moins.

Quotient

(u/v)′ = (u′v − uv′)/v², lorsque v ≠ 0
Quand l’utiliser ?
Dériver un quotient de fonctions dérivables.
Exemple
[(x+1)/x]′ = [x−(x+1)]/x² = −1/x².
Erreur fréquente
Inverser l’ordre du numérateur ou oublier le carré de v.

Dérivée et variations

Sur un intervalle I où f est dérivable : f′ ≥ 0 ⇒ f croissante ; f′ ≤ 0 ⇒ f décroissante
Quand l’utiliser ?
Construire un tableau de variations et trouver des extrémums.
Exemple
Si f′ change de − à + en a, f admet un minimum en a.
Erreur fréquente
Étudier le signe de f au lieu de celui de f′.

5. Fonction exponentielle

En Première, on utilise les propriétés algébriques de eˣ, son signe, sa croissance et la dérivée de t ↦ eᵃᵗ, sans logarithme.

Définition et valeur en 0

(eˣ)′ = eˣ et e⁰ = 1
Quand l’utiliser ?
Reconnaître la fonction exponentielle définie par f′ = f et f(0)=1.
Exemple
La pente de la courbe de eˣ en 0 vaut 1.
Erreur fréquente
Confondre eˣ avec un polynôme xᵉ.

Somme des exposants

eˣ⁺ʸ = eˣeʸ
Quand l’utiliser ?
Décomposer ou regrouper un produit d’exponentielles.
Exemple
eˣ⁺² = eˣe².
Erreur fréquente
Écrire eˣ⁺ʸ = eˣ + eʸ.

Opposé et quotient

e⁻ˣ = 1/eˣ
eˣ/eʸ = eˣ⁻ʸ
Quand l’utiliser ?
Simplifier un quotient ou une décroissance exponentielle.
Exemple
e²/e⁵ = e⁻³ = 1/e³.
Erreur fréquente
Soustraire les valeurs eˣ et eʸ au lieu des exposants.

Dérivée de eᵃᵗ

[eᵃᵗ]′ = aeᵃᵗ
Quand l’utiliser ?
Étudier une croissance si a &gt; 0 ou une décroissance si a &lt; 0.
Exemple
[e⁻²ᵗ]′ = −2e⁻²ᵗ.
Erreur fréquente
Oublier le coefficient a.

Signe et comparaison

eˣ > 0 ; eᵘ = eᵛ ⇔ u = v ; u < v ⇔ eᵘ < eᵛ
Quand l’utiliser ?
Étudier un signe, comparer ou résoudre une égalité d’exponentielles.
Exemple
e²ˣ = e⁶ donne 2x = 6, donc x = 3.
Erreur fréquente
Introduire un logarithme inutilement dans une égalité de cette forme.

6. Trigonométrie

Le cercle trigonométrique suffit pour placer un réel, lire sinus et cosinus et retrouver les valeurs associées aux angles remarquables.

Degrés et radians

180° = π rad ; angle en rad = angle en degrés × π/180
Quand l’utiliser ?
Convertir une mesure avant de la placer sur le cercle trigonométrique.
Exemple
60° = 60π/180 = π/3.
Erreur fréquente
Écrire 180 rad = π°.

Coordonnées sur le cercle

M(x) = (cos x ; sin x)
Quand l’utiliser ?
Lire cosinus comme abscisse et sinus comme ordonnée du point image.
Exemple
Pour x=π/2, M=(0 ; 1).
Erreur fréquente
Inverser sinus et cosinus.

Identité fondamentale

cos²x + sin²x = 1
Quand l’utiliser ?
Calculer l’une des valeurs lorsque l’autre et le quadrant sont connus.
Exemple
Si cos x=3/5 et sin x&gt;0, alors sin x=4/5.
Erreur fréquente
Oublier que l’extraction d’une racine donne d’abord deux signes possibles.

Périodicité

cos(x + 2kπ)=cos x ; sin(x + 2kπ)=sin x, k entier
Quand l’utiliser ?
Ramener un angle à une image connue du cercle.
Exemple
−π/3 et 5π/3 ont la même image.
Erreur fréquente
Ajouter π au lieu d’un tour complet 2π.

Angle opposé

cos(−x)=cos x ; sin(−x)=−sin x
Quand l’utiliser ?
Déduire les coordonnées par symétrie par rapport à l’axe des abscisses.
Exemple
sin(−π/6)=−1/2.
Erreur fréquente
Changer aussi le signe du cosinus.

Angles associés à π

cos(π−x)=−cos x ; sin(π−x)=sin x
cos(π+x)=−cos x ; sin(π+x)=−sin x
Quand l’utiliser ?
Lire les signes par quadrant à partir d’un angle remarquable.
Exemple
cos(5π/6)=−cos(π/6)=−√3/2.
Erreur fréquente
Retenir les signes sans visualiser le quadrant.

Valeurs remarquables

x : 0 | π/6 | π/4 | π/3 | π/2
cos x : 1 | √3/2 | √2/2 | 1/2 | 0
sin x : 0 | 1/2 | √2/2 | √3/2 | 1
Quand l’utiliser ?
Placer les angles remarquables et retrouver les autres valeurs par symétrie.
Exemple
sin(π/3)=√3/2.
Erreur fréquente
Intervertir les lignes de π/6 et π/3.

7. Produit scalaire et géométrie repérée

Dans un repère orthonormé, coordonnées, normes et produit scalaire transforment une configuration en calcul contrôlable.

Coordonnées d’un vecteur

AB⃗ = (xB − xA ; yB − yA)
Quand l’utiliser ?
Passer de deux points aux coordonnées du vecteur qui les relie.
Exemple
A(1;2), B(4;−1) donnent AB⃗=(3;−3).
Erreur fréquente
Soustraire les coordonnées dans des ordres différents.

Norme et distance

‖u⃗‖ = √(x² + y²) ; AB = √[(xB−xA)²+(yB−yA)²]
Quand l’utiliser ?
Calculer une longueur dans un repère orthonormé.
Exemple
La norme de (3;4) vaut 5.
Erreur fréquente
Oublier les carrés ou utiliser la formule dans un repère non orthonormé.

Produit scalaire par coordonnées

u⃗·v⃗ = xx′ + yy′
Quand l’utiliser ?
Calculer rapidement un produit scalaire en base orthonormée.
Exemple
(2;3)·(3;−2)=6−6=0.
Erreur fréquente
Croiser les coordonnées x avec y′.

Produit scalaire et angle

Pour u⃗ et v⃗ non nuls : u⃗·v⃗ = ‖u⃗‖ ‖v⃗‖ cos θ
Quand l’utiliser ?
Calculer un angle, une longueur ou une projection orthogonale.
Exemple
Si u⃗·v⃗=0 et les vecteurs sont non nuls, θ=π/2.
Erreur fréquente
Oublier les normes au dénominateur pour isoler cos θ.

Orthogonalité

u⃗ ⟂ v⃗ ⇔ u⃗·v⃗ = 0
Quand l’utiliser ?
Démontrer qu’un angle est droit ou que deux directions sont perpendiculaires.
Exemple
AB⃗·AC⃗=0 prouve que le triangle ABC est rectangle en A.
Erreur fréquente
Conclure à la colinéarité lorsque le produit scalaire est nul.

Identités de normes

‖u⃗+v⃗‖²=‖u⃗‖²+2u⃗·v⃗+‖v⃗‖²
‖u⃗−v⃗‖²=‖u⃗‖²−2u⃗·v⃗+‖v⃗‖²
Quand l’utiliser ?
Transformer une expression métrique ou retrouver un produit scalaire.
Exemple
2u⃗·v⃗=‖u⃗+v⃗‖²−‖u⃗‖²−‖v⃗‖².
Erreur fréquente
Oublier le facteur 2 devant le produit scalaire.

Formule d’Al-Kashi

a² = b² + c² − 2bc cos A
Quand l’utiliser ?
Calculer un côté ou un angle dans un triangle quelconque.
Exemple
Pour A=π/2, on retrouve a²=b²+c².
Erreur fréquente
Associer l’angle A à un autre côté que le côté opposé a.

Droite et vecteur normal

Si (a;b) ≠ (0;0), ax + by + c = 0 a pour vecteur normal n⃗=(a;b)
Quand l’utiliser ?
Écrire une équation de droite passant par un point et perpendiculaire à une direction.
Exemple
Normale (2;−3) et point A donnent 2(x−xA)−3(y−yA)=0.
Erreur fréquente
Confondre le vecteur normal (a;b) et le vecteur directeur (−b;a).

Équation d’un cercle

centre Ω(a;b), rayon R : (x−a)²+(y−b)²=R²
Quand l’utiliser ?
Tester l’appartenance d’un point ou reconnaître centre et rayon.
Exemple
(x−2)²+(y+3)²=25 a pour centre (2;−3) et rayon 5.
Erreur fréquente
Lire b=3 dans (y+3)² : le centre a pour ordonnée −3.

8. Probabilités et variables aléatoires

Distingue toujours intersection, conditionnement et indépendance. Pour une variable aléatoire, la loi doit d’abord être complète avant tout calcul.

Probabilité conditionnelle

P(B|A) = P(A∩B)/P(A), si P(A) > 0
Quand l’utiliser ?
Calculer la probabilité de B lorsque l’on sait que A est réalisé.
Exemple
P(A∩B)=0,18 et P(A)=0,3 donnent P(B|A)=0,6.
Erreur fréquente
Diviser par P(B) alors que l’évènement conditionnant est A.

Intersection sur un arbre

P(A∩B) = P(A) × P(B|A)
Quand l’utiliser ?
Calculer la probabilité d’un chemin d’un arbre pondéré.
Exemple
0,4 puis 0,15 donnent 0,4×0,15=0,06.
Erreur fréquente
Additionner les probabilités le long d’une branche.

Probabilités totales

P(B)=P(A)P(B|A)+P(Ā)P(B|Ā)
Quand l’utiliser ?
Additionner les chemins incompatibles qui conduisent tous à B.
Exemple
Avec 0,4; 0,15; 0,05 : P(B)=0,4×0,15+0,6×0,05=0,09.
Erreur fréquente
Oublier une branche de la partition ou additionner des probabilités conditionnelles seules.

Indépendance

A et B indépendants ⇔ P(A∩B)=P(A)P(B)
Quand l’utiliser ?
Vérifier ou exploiter l’indépendance de deux évènements.
Exemple
0,5×0,2=0,1 : si P(A∩B)=0,1, ils sont indépendants.
Erreur fréquente
Confondre indépendance et incompatibilité.

Répétitions de Bernoulli

un chemin avec k succès sur n essais vaut pᵏ(1−p)ⁿ⁻ᵏ
Quand l’utiliser ?
Calculer, avec un arbre pour n ≤ 4 au programme, la probabilité de chemins répétés indépendants.
Exemple
S-E-E avec p=1/4 vaut (1/4)(3/4)².
Erreur fréquente
Oublier de compter tous les chemins correspondant au même nombre de succès.

Loi et espérance

Σpᵢ=1 ; E(X)=Σxᵢpᵢ
Quand l’utiliser ?
Vérifier une loi finie et calculer la valeur moyenne théorique.
Exemple
X vaut −1 avec 0,4 et 2 avec 0,6 : E(X)=0,8.
Erreur fréquente
Faire une moyenne non pondérée des valeurs.

Linéarité de l’espérance

E(aX+b)=aE(X)+b
Quand l’utiliser ?
Transformer une variable aléatoire sans reconstruire toute sa loi.
Exemple
Si E(X)=3, alors E(2X−1)=5.
Erreur fréquente
Écrire E(aX+b)=aE(X) et oublier le terme constant b.

Variance et écart type

V(X)=Σ(xᵢ−E(X))²pᵢ = E(X²)−E(X)²
σ(X)=√V(X)
Quand l’utiliser ?
Mesurer la dispersion d’une variable aléatoire autour de son espérance.
Exemple
Pour X=0 ou 2 équiprobables : E(X)=1, V(X)=2−1=1, σ=1.
Erreur fréquente
Calculer E(X²)−E(X) ou prendre une variance négative sans détecter l’erreur.

9. Mémo Python

Le programme demande de générer, manipuler et parcourir des listes, de calculer des termes ou des seuils et de simuler des variables aléatoires. Les bornes de range et l’indentation sont essentielles.

Liste en compréhension

carres = [n*n for n in range(1, 6)]
# [1, 4, 9, 16, 25]

range(1, 6) s’arrête avant 6.

Termes d’une suite

u = 5
for n in range(8):
    u = u + 3
print(u)  # u_8

La boucle effectue ici huit mises à jour depuis u₀.

Recherche d’un seuil

n = 0
u = 100
while u < 200:
    u = 1.1*u
    n = n + 1

À la sortie, n est le premier rang testé pour lequel u ≥ 200.

Espérance d’une loi

def esperance(valeurs, probas):
    total = 0
    for i in range(len(valeurs)):
        total += valeurs[i]*probas[i]
    return total

Les deux listes doivent avoir la même longueur et les probabilités une somme égale à 1.

Quelle formule utiliser ?

Pars de la structure des données et de la question posée. Ce tableau ne remplace pas la justification, mais évite de tester des formules au hasard.

Reconnaître la situation avant de calculer
Je connaisJe chercheOutil
Expression développée ax²+bx+cRacinesCalculer Δ, puis utiliser les formules ; tester d’abord une factorisation évidente.
Forme factoriséeSigneOrdonner les racines puis appliquer la règle liée au signe de a.
Forme canoniqueSommet ou extrémumLire α et β dans a(x−α)²+β.
Fonction dérivableVariationsCalculer f′, étudier son signe, puis dresser le tableau.
Accroissement constantValeur après n étapesModéliser par une suite arithmétique.
Taux constantValeur après n étapesModéliser par une suite géométrique avec q=1+t.
Coordonnées de trois pointsAngle droitFormer deux vecteurs issus du même sommet et calculer leur produit scalaire.
Arbre avec une partitionProbabilité d’un évènement finalMultiplier sur chaque chemin, puis additionner les chemins compatibles avec l’évènement.

Checklist avant d’appliquer une formule

  • J’ai identifié le chapitre et ce que la question demande.
  • J’ai nommé les coefficients, points, évènements ou indices.
  • J’ai vérifié les conditions : dénominateur non nul, domaine, signe ou indépendance.
  • J’ai choisi une forme adaptée avant de développer.
  • Je conserve une valeur exacte tant que possible.
  • Je conclus avec une phrase liée au contexte et je contrôle le signe ou l’ordre de grandeur.

Erreurs fréquentes

  • Appliquer une formule sans identifier les coefficients avec leur signe.
  • Confondre le nombre de termes d’une suite avec le dernier indice.
  • Oublier les conditions de définition d’un quotient ou d’une racine.
  • Utiliser f au lieu de f′ pour étudier des variations.
  • Intervertir probabilité conditionnelle, intersection et indépendance.
  • Lire le centre (a;b) avec les mauvais signes dans l’équation d’un cercle.

Questions fréquentes

Cette fiche suit-elle le programme de Première 2026-2027 ?

Oui. Elle a été construite à partir du programme de Première générale spécialité mathématiques publié au BO du 2 avril 2026 et applicable à la rentrée 2026-2027.

Faut-il apprendre toutes les formules par cœur ?

Il faut surtout savoir reconnaître leur domaine d’utilisation, vérifier leurs conditions et les appliquer sur des exemples. Une formule isolée ne remplace pas la méthode.

Le logarithme est-il au programme de Première spécialité ?

Non dans le programme 2026-2027. La fiche traite l’exponentielle sans introduire le logarithme, étudié ensuite en Terminale.

Comment imprimer la fiche sans les menus du site ?

Le bouton d’impression lance la boîte de dialogue du navigateur. La feuille de style masque les menus et les blocs non nécessaires pour conserver une fiche lisible.

Sources officielles

La fiche est un support de révision SprintMaths. Elle ne constitue ni un formulaire officiel fourni lors de l’épreuve ni une liste de questions annoncées.