Initialisation
Vérifie la propriété au premier rang concerné, avec le calcul nécessaire.
Guide pratique de rédaction
Une bonne rédaction ne consiste pas à écrire beaucoup. Elle permet au correcteur de suivre la méthode, de vérifier les hypothèses et de comprendre exactement ce qui est démontré.
1. Donner du sens
Une ligne de calcul peut être correcte sans montrer pourquoi elle répond à la question. Il faut parfois définir une variable, citer une propriété, préciser un intervalle ou interpréter le résultat.
2. Poser la stratégie
Une phrase courte suffit : « Étudions le signe de f′ pour déterminer les variations de f » ou « Utilisons la formule des probabilités totales avec la partition A, A̅ ».
Cette annonce doit correspondre à ce qui suit. Évite les longues introductions générales : nomme l’outil et son objectif.
3. Vérifier avant d’appliquer
Écris les hypothèses utiles juste avant le théorème : continuité et encadrement pour le TVI, dérivabilité et signe de la dérivée pour les variations, indépendance et probabilité constante pour une loi binomiale.
4. Répondre à la question
Reprends les mots de la question : « La suite converge donc vers 6 », « La probabilité recherchée vaut 0,3 », « Le point M appartient donc à la droite d ».
Ajoute l’unité ou l’arrondi demandé. N’annonce pas une valeur approchée comme une égalité exacte.
5. Démonstration
Vérifie la propriété au premier rang concerné, avec le calcul nécessaire.
Soit k au moins égal au rang initial. Suppose P(k) vraie, utilise cette hypothèse et démontre P(k + 1).
D’après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout entier n à partir du rang annoncé.
6. Existence et unicité
7. Signe et variations
Indique que f est dérivable, calcule f′, étudie son signe sur les intervalles concernés, puis relie explicitement ce signe aux variations de f.
Ne confonds pas le signe de f et celui de f′. Le premier situe la courbe par rapport à l’axe ; le second donne son sens de variation.
Revoir la méthode du tableau de variation8. Modéliser avant de calculer
Définis les événements, traduis la question avec une notation comme P(A ∩ B) ou P_A(B), cite la formule, effectue le calcul et interprète le résultat dans le contexte.
Pour une loi binomiale, définis la variable aléatoire et justifie le schéma de Bernoulli avant d’écrire ses paramètres.
Revoir la méthode des probabilités conditionnelles9. Relier calcul et figure
Nomme les objets : point, vecteur directeur, vecteur normal, droite ou plan. Après un calcul de coordonnées ou de produit scalaire, écris la conséquence géométrique obtenue.
Pour vérifier qu’un point appartient à une droite paramétrée, une même valeur du paramètre doit satisfaire les trois coordonnées.
Revoir la méthode de géométrie dans l’espace10. Rester précis
Remplace par le calcul, le signe ou la propriété qui permet réellement de voir.
Écris que la fonction est croissante ou décroissante sur un intervalle.
Nomme le théorème et vérifie ses hypothèses.
Étudie aussi le numérateur et le signe du dénominateur de chaque côté.
L’indépendance se justifie avec le modèle ou une égalité de probabilités.
Conclue avec les mots exacts de la question et l’unité si nécessaire.
Exemples concrets
Le but n’est pas de recopier ces phrases partout, mais de reproduire leur structure avec les données de l’exercice.
Variations
« f est croissante car f’ est positive. »
« La fonction f est dérivable sur I et, pour tout x ∈ I, f′(x) ≥ 0. La fonction f est donc croissante sur I. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : L’intervalle et le lien entre le signe de f′ et les variations de f sont explicités.
Croissance comparée
« La limite vaut 0 car l’exponentielle est plus forte. »
« Lorsque x tend vers +∞, x²/eˣ tend vers 0 par croissance comparée de l’exponentielle et des puissances. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : La borne, l’expression et le résultat utilisé sont tous indiqués.
Récurrence — initialisation
« C’est vrai au début. »
« Au rang 0, u₀ = 2 et 2 ≤ 6. La propriété P(0) est donc vraie : elle est initialisée. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : Le premier rang concerné et la vérification numérique apparaissent.
Récurrence — hérédité
« On suppose que c’est vrai, donc c’est vrai après. »
« Soit k ∈ ℕ. Supposons P(k) vraie, c’est-à-dire uₖ ≤ 6. Alors uₖ₊₁ = 0,5uₖ + 3 ≤ 0,5 × 6 + 3 = 6. Ainsi P(k + 1) est vraie. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : L’hypothèse de récurrence est utilisée dans un calcul qui établit le rang suivant.
TVI — existence
« La courbe coupe l’axe, donc il y a une solution. »
« La fonction f est continue sur [1 ; 2]. De plus, f(1) = −1 et f(2) = 3, donc 0 est compris entre f(1) et f(2). D’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(x) = 0 admet au moins une solution α dans [1 ; 2]. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : La continuité, l’encadrement de la valeur cherchée et la conclusion d’existence sont cités.
TVI — unicité
« Il y a une seule solution car f monte. »
« La fonction f est strictement croissante sur [1 ; 2]. La solution α obtenue par le théorème des valeurs intermédiaires est donc unique sur cet intervalle. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : L’unicité est séparée de l’existence et repose sur la stricte monotonie.
Probabilité conditionnelle
« On fait 0,12 ÷ 0,4 = 0,3. »
« L’événement recherché est B sachant A. Comme P(A) = 0,4 > 0, P_A(B) = P(A ∩ B)/P(A) = 0,12/0,4 = 0,3. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : Le calcul est rattaché aux événements et la condition P(A) > 0 est vérifiée.
Probabilités totales
« On additionne les deux branches. »
« Si 0 < P(A) < 1, les événements A et A̅ forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales, P(B) = P(A)P_A(B) + P(A̅)P_A̅(B). »
Pourquoi c’est plus rigoureux : La raison de l’addition et les chemins concernés sont nommés.
Loi binomiale
« C’est une binomiale. »
« On répète 10 épreuves de Bernoulli indépendantes, chacune ayant une probabilité de succès égale à 0,2. La variable X qui compte les succès suit donc la loi binomiale B(10 ; 0,2). »
Pourquoi c’est plus rigoureux : Le nombre d’essais, l’indépendance, la probabilité constante et la variable comptée sont précisés.
Appartenance à un plan
« A est dans le plan en remplaçant. »
« Si A a pour coordonnées (x_A ; y_A ; z_A), alors 2x_A − y_A + z_A − 4 = 0. Les coordonnées de A vérifient donc l’équation du plan P : le point A appartient à P. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : L’équation testée et la conclusion géométrique sont écrites.
Orthogonalité
« Les vecteurs sont perpendiculaires. »
« Dans le repère orthonormé, AB⃗ · AC⃗ = 0. Comme A, B et C sont distincts, les vecteurs AB⃗ et AC⃗ sont non nuls : le triangle ABC est donc rectangle en A. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : Le calcul du produit scalaire justifie l’orthogonalité et la conclusion répond à la figure.
Convexité
« f est convexe car f″ est positive. »
« La fonction f est deux fois dérivable sur I et, pour tout x ∈ I, f″(x) ≥ 0. La fonction f est donc convexe sur I. »
Pourquoi c’est plus rigoureux : La dérivabilité, l’intervalle et le lien entre le signe de f″ et la convexité sont explicités.
« La fonction est continue sur l’intervalle… »
« La fonction est dérivable sur… »
« Les hypothèses du théorème sont donc vérifiées. »
« D’après le théorème des valeurs intermédiaires… »
« Par conséquent… »
« On en déduit que… »
« L’événement recherché est… »
« Les événements … forment une partition de l’univers. »
« La propriété est initialisée au rang… »
« La propriété est héréditaire. »
« La représentation paramétrique est vérifiée pour la même valeur du paramètre. »
« Ce résultat répond à la question car… »
Travaille la méthode et la conclusion sur des exercices découpés en étapes.
Voir les exercices guidésEntraîne-toi à tenir une rédaction sur plusieurs questions liées.
Voir les sujets type bacRetrouve les hypothèses qui accompagnent les formules usuelles.
Ouvrir la fiche de formulesNon. Il faut garder les étapes qui montrent la méthode, justifient une transformation ou permettent de contrôler le résultat. Les calculs élémentaires peuvent rester compacts tant que le raisonnement est lisible.
Oui, si elles sont adaptées aux données de l’exercice. Une phrase apprise par cœur ne suffit pas : il faut remplacer les intervalles, événements, fonctions et hypothèses par ceux du problème.
Non. La rédaction rend le raisonnement vérifiable, mais l’exactitude du calcul, le choix de la méthode et la réponse à la question restent indispensables.
Annonce la méthode en une phrase, aligne les étapes utiles, puis termine par une conclusion courte. Cette structure évite les longs paragraphes et les résultats isolés.